
Originaire de Haute Egypte, le rythme Saaïdi était utilisé pour la pratique du Tah-Teeb (art martial) dont la particularité réside dans la manipulation de longs bâtons par les hommes ; dans un autre registre, la danse des étalons pur-sang arabe était exécutée sur le Saaïdi.
Cette musique s’associe volontiers au style Baladi dans la mesure où le rythme, l’histoire et la danse évoquent un caractère populaire, traditionnel et “ Terrien ”.
La technique se féminise, les lourds bâtons se transforment en fines cannes à partir du moment où les danseuses commencent à parodier leurs homologues masculins ; les jeux de canne deviennent sources de chorégraphies ludiques tout en respectant l’entité musicale, esthétique et culturelle.
Le répertoire Saaïdi offre de multiples variations pour un travail de solistes, duettistes et/ou collectif.
L’interprétation féminine n’exclut pas pour autant l’expression originelle masculine, bien au contraire, les chorégraphies présentées aujourd’hui par de nombreux danseurs préservent toute l’authenticité du Saaïdi.

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