Les artistes peintres imprégnés et passionnés de culture orientale consacrèrent de nombreuses œuvres à la reproduction des Ghawazi (danseuses professionnelles égyptiennes d’origine tzigane) ; les gravures décrivent les danseuses vêtues de somptueux costumes traditionnels et munies de petites cymbales en cupronickel qu’elles manipulent du bout des doigts tout en dansant.

Comme tout peuple nomade les Ghawazi connaissent un parcours qui leur confère un statut marginal, à l’inverse des Almées (chanteuses professionnelles) considérées par la société égyptienne.

Après avoir connu des heures de gloire sous la IVème dynastie, les Ghawazi furent exilées du Caire entre 1834 et 1866 ; depuis les rives du Nil, les places publiques jusqu’aux fastueuses cérémonies privées et Mouled (fêtes religieuses populaires), elles intégrèrent la rythmique des Sagats dans leur danse.

Un travail spécifique d’isolations permet d’harmoniser la danse et de jouer des sagats en même temps. Il s’agit également d’apprendre à développer sa propre perception musicale, riche d’enseignements pour la danse orientale dans son ensemble.

Les structures rythmiques des sagats ne s’improvisent pas sur toutes musiques et sont préalablement définies ; ainsi parmi les plus connus, le rythme masmoudi étudié en cours pour débutants et avancés permet déjà d’interpréter des enchaînements harmonieux et ludiques.