La danse égyptienne se dote d’un répertoire classique lorsqu’elle devient synonyme d’innovation.

Le style Sharqi doit ses sources d’inspiration aux danseuses de Baladi du XIXème siècle qui, lors de leurs périples au-delà de l’Egypte, intégrèrent à la danse certaines influences traditionnelles asiatiques, persanes et turques.

Plus tard, dans les années trente, le Sharqi connaît un regain d’énergie grâce à l’évolution musicale et au cinéma qui présente les films avec de célèbres danseuses comme Tahia Carioca et Samia Gamal. À présent, cette forme de danse est adaptée à de nombreuses occasions et connaît un franc succès lorsqu’elle est interprétée dans un contexte théâtral.

Une technique sophistiquée, raffinée qui privilégie une attitude élancée, un travail de buste en coordination avec une grâce particulière dans les mouvements de bras et la synchronisation des déplacements ; la danseuse (et/ou le danseur) évolue le plus souvent sur 1/2 pointes et joue de l’espace à sa guise sur une série de mélodies, Takasim, Tabla…

Selon la prédominance de l’instrument notamment lors du Takasim, la danseuse se permettra des variations de son choix, improvisées ou préalablement chorégraphiées ; par exemple, lors d’un solo de naî (petite flûte) dont la musicalité évoque plutôt la douceur, elle évoluera avec des mouvements légers voire aériens. À l’inverse, un solo de Tabla (percussions) sera plus propice à exécuter des tremblements, marquer des accents du bassin et du buste pour exprimer l’allégresse caractéristique de la danse orientale.


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